Nettoyer le nez de bébé : pourquoi les seringues nasales inquiètent les pédiatres, et l’astuce recommandée pour éviter les risques

Entre changement de saison et microbes en folie, le nez de bébé en fait toujours qu’à sa tête ! Quand vient l’heure de dégager les petites narines d’un nourrisson qui ne sait pas encore utiliser de mouchoir, bien des parents se sentent démunis. Faut-il sortir la seringue nasale du placard, ou courir à la pipette unidose ? Attention, danger : les pédiatres alertent sur des risques insoupçonnés autour des fameuses seringues… et partagent LEUR astuce pour dégager tempêtes et grignotages de bactéries en toute sécurité. On fait le point, mouchoir en main !

Pourquoi les enfants sont-ils si souvent enrhumés à la rentrée ?

Eh oui, l’été tire sa révérence, et avec lui, le festival des petits rhumes saisonniers débarque ! Si les adultes s’en sortent souvent avec une boîte de mouchoirs et quelques grognements, chez les bébés et jeunes enfants, les maladies comme le rhume, la grippe ou l’angine se succèdent – à croire qu’ils collectionnent les virus comme certains collectionnaient les cartes Pokémon. Avec les montagnes russes de températures automnales, c’est la porte ouverte aux nez bouchés. Et pour ces tout-petits qui ne savent pas encore (ou refusent, par principe ?) de se moucher, ça complique singulièrement la partie.

Seringue nasale : pourquoi elle inquiète les spécialistes

Dans la vaste galaxie des solutions pour dégager le nez de bébé – sérum physiologique, mouche-bébé, seringues… – certaines méthodes passent aujourd’hui sur le banc des accusés. C’est le cas de la seringue nasale, épinglée par des laboratoires comme Gifrer, Gilbert ou Unither pour son manque d’hygiène. Selon ce collectif santé, utiliser une seringue pour nettoyer le nez d’un tout-petit comporte de réels risques, principalement liés à des questions d’hygiène, mais pas que ! Catherine Solinier-Rolland, pédiatre près de Bordeaux depuis plus de 40 ans, a étudié la question de près.

D’après elle, voici les principaux soucis posés par la seringue nasale :

  • Elle doit être lavée et stérilisée très régulièrement, sinon gare aux infections.
  • Sa manipulation manque de praticité, surtout en pleine crise… ou en pleine nuit.
  • La pression trop forte peut blesser la muqueuse des narines ou faire remonter violemment les sécrétions.
  • Il existe un risque de glisser la tige trop loin dans le nez de bébé et de lui faire mal.

Sans oublier les avertissements sur la contamination : réutiliser du sérum physiologique dans une bouteille ou utiliser des ustensiles non stérilisés expose les tout-petits (dont les défenses immunitaires sont en rodage, surtout les six premiers mois !) à un risque infectieux accru. Bref, le nez bouché peut vite devenir le siège de toutes les galères si la seringue n’est pas nettoyée au carré !

La pipette unidose : solution recommandée

Alors, quelle est la parade pour un nettoyage du nez sans départ de microbes en goguette ? Pour la pédiatre, pas d’hésitation : la pipette de sérum physiologique à usage unique remporte la palme. Pourquoi ?

  • C’est simple d’utilisation, même quand bébé s’agite comme s’il venait d’apprendre à danser.
  • Pas besoin de stériliser entre chaque usage, donc moins de manipulations sources d’erreurs.
  • Le risque d’infection diminue nettement.
  • Moins de chance de faire mal, car la pression reste maîtrisée.

La seringue nasale, elle, n’est pas fondamentalement moins efficace : simplement, elle exige d’être beaucoup plus précautionneux – que ce soit pour la quantité de liquide injectée (gare à la pression !), la stérilisation du matériel ou la préparation du sérum maison.

Des précautions à prendre si vous optez pour la seringue

Pour les parents les plus écolos, qui voudraient à tout prix éviter le plastique jetable, la pédiatre liste quelques précautions obligatoires avec la seringue nasale. D’abord, il est possible de fabriquer son propre sérum : il suffit de mélanger 9 grammes de sel de mer dans un litre d’eau minérale (ou du robinet). Mais attention, cette solution doit être préparée tous les jours : pas question d’en faire des litres d’avance. Et, surtout, toujours :

  • Laver et stériliser la seringue entre chaque lavage de nez.
  • N’utiliser qu’une petite quantité de produit à chaque lavage pour éviter les excès de pression.
  • Éviter d’introduire trop loin la tige dans la narine.

Pour la pédiatre, pas de mauvaise méthode en soi… mais un mot d’ordre : si vous vous sentez mal à l’aise avec la seringue (ou que vous avez le souvenir douloureux d’une époque où vous-même avez éternué toute votre compote sur le mur du salon), mieux vaut choisir la pipette. C’est certes moins économique, mais bien plus simple et sûr pour votre bout de chou.

En conclusion : faites simple, faites sûr. Le confort, l’hygiène et la douceur avant tout… et un peu de sérum (sans pression) redonne le sourire – et le nez dégagé – à toute la famille !

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