Pourquoi deux figures médiatiques quitteraient-elles tout pour remettre à neuf une ferme oubliée au fond de la Bourgogne ? Pour Julia Vignali et Kad Merad, la réponse tient à la fois du coup de cœur, du grand air… et d’une furieuse envie de tranquillité. Plongée dans l’aventure d’un couple qui a su tourner le dos à la frénésie parisienne pour se reconstruire, brique après brique, dans un coin de paradis beaucoup moins jet-set mais ô combien ressourçant.
Un choix de vie radical : direction Saône-et-Loire !
Au lieu de céder aux sirènes de la Côte d’Azur ou de s’installer au bord de la mer, Julia Vignali et Kad Merad ont posé leurs valises en Saône-et-Loire. Un choix qui pourrait sembler surprenant mais qui n’a rien de hasardeux : cette région, discrète mais pleine de charme, leur offre un havre de paix au cœur de la Côte Rôtie, célèbre pour ses paysages de vignes qui font pâlir d’envie les amateurs de belles cartes postales.
Pour Julia, face à la beauté des collines et à la facilité d’accès par TGV (seulement une heure vingt depuis Paris, de quoi faire une grasse matinée au lieu de pleurer dans les bouchons), c’était une évidence. Kad, de son côté, a immédiatement succombé au calme et à la douceur de la campagne bourguignonne. C’est ici qu’en 2022, ils ont échangé leurs vœux et pris une décision qui allait changer leur vie : acheter une ferme en ruines, pour la transformer en cocon loin du tumulte urbain.
La rénovation : entre galères et passions communes
Le projet, aussi ambitieux qu’une pièce de théâtre menée tambour battant, représente une grande première pour Julia. Pour autant, la peur ne l’a pas fait tourner les talons :
- Remettre en état une ferme laissée à l’abandon pendant des années,
- Redécouvrir des trésors comme un ancien four à pain,
- Respecter les pierres, la charpente et toute l’âme du lieu…
Tout en modernisant l’ensemble, sans renier cette authenticité qui fait battre leur cœur. Pour l’animatrice d’Affaire Conclue, c’est un terrain de jeu idéal, d’autant qu’elle s’est révélée passionnée par la déco, la chine et le recyclage.
Julia avoue : « J’aime restaurer plutôt que jeter. Par exemple, j’ai des fauteuils Chesterfield magnifiques, mais dont le cuir est usé. Il existe tellement d’artisans talentueux capables de redonner vie à ces objets ! » Sa passion pour les objets vintage insuffle chaleur et caractère à leur nouvelle demeure, tout en s’inscrivant dans une démarche écoresponsable que partagent les deux complices.
Un projet de vie : évasion, moutons et écologie
Mais la ferme, ce n’est pas qu’une histoire de travaux ! Le projet dépasse les murs et s’étire vers une quête de sens. Kad Merad a d’ailleurs partagé à plusieurs reprises son envie d’élever des moutons sur place. De quoi pimenter l’aventure et se rapprocher d’une forme d’autonomie et de vie simple qui revient dans l’air du temps. C’est tout un mode de vie rural, loin du bling-bling des grandes métropoles, que le couple embrasse.
Leur installation à la campagne prend d’autant plus de sens après l’épreuve difficile vécue à Paris : en février 2023, leur appartement a été cambriolé en leur absence, les voleurs leur dérobant bijoux et montres pour une valeur dépassant les 400 000 euros. Julia a découvert la scène à son retour, un choc dont bien des citadins partagent malheureusement la cruelle expérience.
Cet événement, loin de freiner leur élan, a confirmé leur désir de vivre dans un endroit serein et sécurisé. Plus question de regarder anxieusement par-dessus son épaule ou de craindre le bruit incessant de la ville : leur bonheur se fabrique désormais au rythme de la campagne.
Un nouveau départ, loin du tumulte
Aujourd’hui, entre les projets de rénovation, l’envie d’élever des animaux et ce désir d’une vie plus simple mais authentique, Julia Vignali et Kad Merad se reconstruisent, à leur image, loin des tumultes parisiens. Ils insufflent à leur « nid d’amour » ce mélange d’histoire, de caractère et de modernité qui les fait vibrer.
Et si la clé du bonheur n’était finalement pas cachée dans un carnet d’adresses mondaines mais au fond d’une vieille grange bourguignonne… ou d’un Chesterfield un peu défraîchi remis à neuf ?













