La vie cachée de Nicolas Hulot dans sa villa bretonne : « Je veux qu’on me laisse tranquille »

En Bretagne, il y a des phares, du caramel au beurre salé… et, depuis quelques années, un certain Nicolas Hulot en quête d’anonymat. L’ex-ministre, ex-figure de la télévision et de l’écologie, mène aujourd’hui une existence nettement plus discrète dans sa villa de Saint-Lunaire, loin de la vie publique qu’il a quitté bruyamment. Que reste-t-il du « Hulot médiatique » derrière les volets bleus et les embruns ?

Un refuge face à la tempête médiatique

Depuis 2021, Nicolas Hulot a « quitté définitivement la vie publique ». Il l’a annoncé à la veille d’un reportage d’« Envoyé Spécial » où plusieurs femmes l’accusaient de viols et d’agressions sexuelles. Des faits qu’il a démentis, avant de décider de se retirer. Mais en réalité, ce repli avait déjà un ancrage : sa résidence secondaire de Saint-Lunaire, sur la pointe du Décollé, dominant la Manche. Dès l’éclatement de l’affaire en 2018, Hulot avait choisi de se réfugier là, trouvant une forme d’asile dans la pierre face à la mer.

Une villa à la hauteur du personnage

L’homme n’a pas bâti sa vie en Bretagne sur un coup de tête. Il a acquis sa maison en 2004 pour la coquette somme de 1 610 000 euros, d’après sa déclaration de patrimoine en 2017, à son entrée au gouvernement. Un nid douillet qui n’a rien d’une cabane de pirates puisqu’il y a effectué 800 000 euros de travaux. Malgré tous ces aménagements, l’estimation ne s’envole pas : la villa vaut « seulement » 1 500 000 euros. Eh oui, même Hulot n’échappe pas à la dure loi du marché immobilier breton…

  • Maison achetée : 2004
  • Prix d’achat : 1 610 000 euros
  • Travaux réalisés : 800 000 euros
  • Estimation actuelle : 1 500 000 euros

Avant même de s’offrir la villa, Hulot passait tous ses étés ici. Accompagné de Florence Lasserre, son épouse (élue locale de 2005 à 2013), et de leurs deux fils, Nelson et Titouan. La tradition familiale s’était amorcée bien plus tôt, puisque déjà enfant, il fréquentait les plages du coin avec ses parents.

Le goût de l’immuable et la mer comme décor

« La maison, j’y habite depuis 15 ans. La plage, je la fréquente depuis que je suis né », confiait Nicolas Hulot en 2019, recevant des journalistes chez lui. C’est dans cette stabilité qu’il puise son réconfort : « Il y a quelque chose qui me rassure, quand vous prenez les cartes de cette époque, rien n’a changé. Dans un monde où tout change, un peu trop vite à mon goût, avoir un lieu immuable, ça me rassure. »

Depuis sa terrasse avec vue sur la mer, il poursuit : « Il y a un truc que j’adore ici, c’est d’entendre de mon lit, les marées, les vagues. » L’air marin l’enveloppe jusque dans son intérieur, où des baleines peintes ornent les murs de son bureau, entre un portrait de Victor Hugo et une photographie de lui en compagnie de Nelson Mandela. Sur les murs, on retrouve aussi des planches de surf, symbole indétrônable de son amour pour l’océan.

Bretagne, discrétion et les petits plaisirs du quotidien

Installé désormais à plein temps dans cette région, Nicolas Hulot goûte aux douceurs proposées par la côte. Selon les habitués, il prend son petit-déjeuner en toute discrétion au restaurant le Petit Saint-Lu, puis part se promener sur le littoral. Quand la météo bretonne le permet, il s’adonne à une de ses passions favorites : le kite surf, direct sur la plage, au pied de sa demeure. Un habitant confiait en 2018 : « Par grand vent, on voit sa toile faire des allers-retours 4 ou 5 fois sur la plage. Il emprunte l’escalier qui descend de chez lui à la plage et pfff… » On l’aperçoit, silhouette discrète, fidèle à sa devise du moment : « Je veux qu’on me laisse tranquille », déclarait-il alors à un journaliste qui l’avait croisé.

Ce désir d’intimité résonne comme un mantra pour celui qui fut sous le feu des projecteurs. Un conseil à suivre, peut-être, pour tous ceux qui rêvent de silence marin et d’horizon sans tintamarre : parfois, la tranquillité vaut toutes les marées du monde.

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