Retirer son sapin de Noël : la vraie date à respecter, selon la tradition

À tous ceux qui se demandent, le cœur serré, quand il faudra bien se résoudre à dire adieu à leur majestueux (ou fier survivant du salon) sapin de Noël, voici de quoi trancher… sans froisser ni les traditions ni votre penchant – avoué ou non – pour la procrastination !

Pourquoi tant de dates pour ranger son sapin ?

  • Le 5/6 janvier, l’Épiphanie, la plus courante
  • Le 2 février, pour les plus patients
  • Le 1er janvier, selon les humeurs plus modernes

Tout commence avec une évidence : les décorations de Noël sont aussi centrales dans nos fêtes que le chocolat chaud après une bataille de boules de neige. Si leur forme a bien évolué, la coutume chrétienne invite toujours à parer son intérieur d’éléments naturels : gui, houx, lierre, autant de petits clins d’œil à la nature (même si, en Feng Shui, le gui est à manier avec prudence : il porterait malheur !).

Alors, pourquoi se torturer chaque année avec la question fatidique : quand faut-il ôter tous ces symboles hivernaux ? C’est là que la tradition se fait… multiple et parfois contradictoire !

L’Épiphanie : la date idéale… ou presque !

Selon la coutume la plus répandue, retirer ses décorations la douzième nuit après Noël, soit entre le 5 et le 6 janvier, serait la règle à suivre. Cette nuit correspondrait, selon la tradition chrétienne, à l’arrivée des Rois Mages à Bethléem, douze jours après la naissance du Christ, chargés d’or, d’encens et de myrrhe.

Petite histoire pleine de lumière : les décorations, notamment leurs guirlandes lumineuses, auraient servi de phare aux Rois Mages dans la nuit, guidant leur chemin pour déposer leurs précieux cadeaux. Les ôter avant cette date ? Un manque de respect pour l’étape finale de leur périple, paraît-il !

Des racines bien plus anciennes… et superstitieuses

Remontons au IVème siècle. À cette époque, décorer sa maison avec du houx ou du gui (malheur ou pas, on ne lésinait pas !) obéissait à la croyance qu’ils abritaient des esprits de la nature. Les garder chez soi pendant l’hiver, c’était leur offrir chaleur et toit.

Mais attention : sitôt les festivités terminées, ces esprits avaient consigne de retourner d’où ils venaient. Si, lors de l’Épiphanie, ils n’avaient pas retrouvé leur terre natale, ils disparaissaient… et adieu jardins fleuris et récoltes généreuses pour l’année suivante ! C’est donc pour éviter famine et mauvaises récoltes qu’il fallait « libérer » les esprits la nuit du 5 au 6 janvier. Ni trop tôt (sinon les Rois Mages se perdent), ni trop tard (sinon les esprits s’évaporent). Simple et efficace !

Chandeleur, tendances modernes et… plaisir personnel

Pas si vite, car au XVIIIème siècle, une nouvelle mode voit le jour : certains attendent la veille de la Chandeleur, soit le 2 février, pour retirer sapins et guirlandes. Cette date coïncide avec la présentation de l’enfant Jésus au temple de Jérusalem et la purification de la Vierge Marie, quarante jours après l’accouchement. Il s’agit alors de marquer la fin définitive de la petite enfance du Christ. D’un point de vue pratique, cela vous laisse près d’un mois de rab – et un bon prétexte pour survivre à janvier avec quelques illuminations en rab !

Mais avec le temps, le sens des traditions s’effiloche. De plus en plus, on succombe à la tentation de faire place nette dès le 1er janvier, histoire de démarrer l’année sur de bonnes bases (et éviter que le sapin ne perde toutes ses aiguilles sur le tapis !).

Cela dit, rien ne vous oblige à suivre aveuglément la coutume. Si l’esprit des fêtes vous manque cruellement sitôt janvier amorcé, gardez sans honte vos décos jusqu’à la Chandeleur et prolongez le plaisir d’un bon tea-time au coin du sapin…

Enfin, s’il vous prend l’envie de sortir vos décorations en novembre, ne luttez pas trop contre ! Le psychanalyste Steve McKeown a montré que les accrocs de décorations précoces sont stressés, certes, mais surtout plus heureux. Pourquoi ? La magie de Noël, rappel d’enfance, agit comme un baume de nostalgie sur nos petits cœurs. Même son de cloche pour la psychothérapeute Amy Morin : décorer tôt aide à se reconnecter à l’enfance, et peut même être un hommage doux à une personne disparue. Une étude publiée par le Journal of Environmental Psychology va plus loin : décorer son extérieur renforcerait aussi les liens de voisinage et l’ancrage communautaire.

En résumé :

  • Le 6 janvier est la date la plus « canonique » pour retirer les décorations selon la tradition chrétienne et populaire.
  • Le 2 février séduit les nostalgiques (et les patients !).
  • Le 1er janvier, c’est la voie des dynamiques qui veulent tourner la page.
  • Et si tout cela vous laisse perplexe : suivez vos envies, tout simplement ! Après tout, le plus important reste que votre décoration de Noël vous rende heureux.

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