Vous trouviez que votre café du matin coûtait cher ? Attendez de faire un tour à Zurich ou Singapour ! Le classement tout juste publié par The Economist vient de rebattre les cartes mondiales du porte-monnaie. Découvrons ensemble ce que révèlent vraiment les villes où il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de commander un supplément chantilly.
Le classement 2023 : jusqu’où volent les étiquettes ?
Chaque année, le journal The Economist se penche sur les prix dans plus de 200 produits et services à travers le globe. Résultat : pour 2023, c’est Zurich et Singapour qui grimpent sur la plus haute marche du podium. Attention, chute de billets sur le sol suisse et asiatique !
- Zurich : Première du classement, la métropole helvétique explose les compteurs. Grâce (ou à cause) d’un franc suisse très costaud et de prix élevés tous secteurs confondus, la vie y est particulièrement chère. Petit lot de consolation, la ville décroche aussi la médaille de bronze des villes les plus agréables du monde selon l’Economist Intelligence Unit – il faut bien que le standing suive, non ?
- Singapour : La cité-État de six millions d’habitants ne surprend personne en se hissant main dans la main avec Zurich. Depuis une décennie, elle squatte le haut du pavé, notamment à cause de coûts exorbitants dans les transports et l’habillement.
En règle générale, The Economist a relevé une hausse de plus de 7 % de l’ensemble des coûts, toutes villes analysées confondues. « La crise du coût de la vie est loin d’être terminée », prévient Upasana Dutt, cheffe de l’étude. Et effectivement, les prix filent à la hausse, bien au-delà des tendances historiques.
Les autres champions du ticket de caisse sur la planète
Le haut du classement ne manque pas de têtes connues, venues d’Europe, mais aussi d’Amérique.
- Genève : Côté suisse toujours, la fiscalité lourde de Genève alourdit le budget de vie. Même Annemasse, sa voisine française (pas vraiment une destination de rêve), subit le contrecoup côté immobilier, avec des prix du mètre carré flirtant avec les 3 592 euros selon Seloger.com !
- New York : L’ex-championne de l’an dernier n’a pas dit son dernier mot. Toujours perchée sur le podium – à égalité avec Genève – elle doit ce maintien à un dollar en pleine forme, devenu valeur-refuge lors des crises internationales.
- Hong Kong : Quand le terrain est rare (bonjour les 260 îles montagneuses) et que 98 % de ce qu’on consomme doit être importé, ça donne une ville où faire ses courses coûte aussi cher que d’y poser ses valises.
- Los Angeles : Sur la côte Ouest, même chanson qu’à New York, avec une vie plus chère que dans 94 % des villes du monde, selon le Council for Community and Economic Research.
- Paris : Surprise ! La Ville Lumière n’est « que » septième malgré une vie locale qui n’a rien de bon marché. C’est la faiblesse de l’euro qui a fait discrètement redescendre la capitale du podium.
- Tel-Aviv : Après avoir été sur le trône en 2022, la ville israélienne recule, poussée par une inflation et la baisse de sa monnaie récente, le tout sur fond de conflit avec le Hamas.
- Copenhague : Les amateurs de vie saine devront aussi composer avec une fiscalité musclée : 25 % de taxes sur les biens et services, avec même un petit extra pour les produits de plaisir (tabac, alcool, chocolat). La ville peut néanmoins s’enorgueillir d’être la deuxième la plus agréable du monde selon l’Economist Intelligence Unit.
- San Francisco : Deuxième représentante californienne, la ville est haut dans le classement à cause de ses biens de consommation et de son immobilier complètement débridés. Mais qui sait, la crise actuelle des opiacés pourrait la faire bientôt reculer !
Et en bas du classement ?
Tout n’est pas si sombre : en 2023, ce sont Damas (Syrie) et Téhéran (Iran) qui remportent le prix de la vie la moins chère, selon The Economist. De quoi inciter certains globe-trotters à revoir leurs plans…
L’avis des experts et un brin d’espoir
Selon Upasana Dutt, il y a tout de même une lueur au bout du tunnel : « Nous prévoyons une poursuite de la décélération de l’inflation en 2024. » Les habitants des grandes métropoles les plus chères pourront donc peut-être, l’an prochain, souffler un peu – ou s’offrir la chantilly sans rougir.
En attendant, un conseil : si vos finances vous le permettent, profiter de Zurich ou Singapour, c’est la garantie d’un grand écart… sur les prix, mais pas sur le charme !













