Julie Andrieu : pourquoi son installation à Rome n’a pas duré malgré ce rêve d’une nouvelle vie

Quitter Versailles pour Rome, qui n’en a pas rêvé ? Mais quand il s’agit de tout recommencer dans la Ville Éternelle, même l’énergie solaire de Julie Andrieu peut se heurter à de pures réalités… Retour sur les dessous d’un séjour romain aussi pétillant qu’éphémère.

Un printemps à Rome : l’appel du Sud, l’envie du neuf

  • Printemps 2024 : valises prêtes, Julie Andrieu s’installe à Rome.
  • Avec ses deux enfants, Hadrien et Gaïa, elle trouve un appartement dans la capitale italienne, guettée par la lumière et la dolce vita.
  • Seul hic immédiat : Stéphane Delajoux, neurochirurgien (et mari), reste à Paris, ne rejoignant la famille que le week-end. Pas la configuration rêvée pour les apéros improvisés à la piazza del Popolo…

Forte d’un CV long comme la Via Appia, Julie n’avance pourtant pas en touriste. Après dix ans à critiquer pour les guides Lebey et Pudlowski, de beaux succès télévisuels (Carnets de Julie, Fourchette et sac à dos), une trentaine de livres et plus d’un million d’abonnés sur les réseaux, la reconversion sous le soleil italien semblait cousue main. Chaque matin, elle filait à travers les places pour conduire les enfants au lycée français, sous les regards des Romains déjà conquis.

Les bonnes raisons du départ : racines, passion et projets à foison

Pourquoi Rome ? Il y a du personnel autant que du professionnel dans la besace de Julie Andrieu. Sa grand-mère italienne lui a transmis ce goût du Sud et l’envie d’avancer. Une amie sur place, une citation de Michel Déon toujours présente (« Pour aimer un pays, il faut le manger, le boire et l’entendre chanter ») et l’appel irrésistible du mouvement : difficile de résister.

Rome lui offre une nouvelle inspiration : plongée dans la gastronomie romaine pour un futur livre, tout en poursuivant un projet sur les cuisines régionales françaises et en imaginant des formats numériques mêlant lieux culturels et bonnes adresses. La cuisine, pour elle, n’est pas qu’une passion, c’est aussi un formidable passeport.

Vivre, aimer, transmettre : chroniques d’un été romain

Ce projet de vie, Julie l’a partagé en couple, avec l’honnêteté de ceux qui ont déjà bravé la tempête médiatique. Son mari l’encourage dans cette aventure, optant pour les allers-retours chaque week-end. « Le déchaînement médiatique a consolidé notre amour. Je lui ai fait confiance. »

À Rome, Julie retrouve ses fondamentaux : l’exploration, la curiosité, et surtout le partage. Elle se souvient de son premier amour, le photographe Jean-Marie Périer, qui l’a poussée vers la cuisine. Et avance avec une forme de sérénité rare : « Je n’ai aucune angoisse de l’avenir. Du moment que ceux que j’aime sont en vie, j’ai la certitude que je m’en sortirai grâce à la force de leur amour. » Entre deux dégustations et de longues promenades, elle défend une cuisine qui unit, transmet et fédère.

Ce séjour, c’est enfin l’occasion pour elle de transmettre à ses enfants les valeurs reçues de sa mère, l’actrice Nicole Courcel : prendre le temps de s’installer près d’eux le soir, leur construire une confiance solide, ne jamais rester indifférent aux personnes dans le besoin. Rome n’est donc pas qu’un décor, c’est une salle de classe grandeur nature.

Quand la réalité rattrape les rêves : le retour à Versailles

L’automne venu, le rêve romain rencontre ses limites. Julie en parle simplement : l’envie de s’installer à Rome était réelle, mais les contraintes ont été plus fortes. « Ça s’est avéré un peu compliqué, car mon mari n’avait pas la possibilité de partir de façon plus durable, car il travaille ici. » Après trois mois d’escapade, la famille revient à Versailles. Les enfants font un bel effort pour laisser derrière eux leurs repères, soutenus par l’amitié locale.

La priorité, c’est la famille. Malgré la déception, Julie souligne l’importance d’avoir osé. Rome reste un horizon, une maison de cœur toujours accessible. Et, cerise sur le tiramisu, la liberté conquise : « Il est pourtant tellement plus facile de vivre quand on assume son âge et qu’on cesse de courir après sa jeunesse. »

En somme : même si la maison idéale à Rome est restée à l’état de projet, Julie Andrieu montre qu’il n’y a pas d’échec à tenter une parenthèse ailleurs. Le vrai sel de l’aventure, c’est d’avoir essayé — et donné le goût d’oser à sa famille.

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