Qui n’a jamais rêvé de pousser la porte d’un appartement de Montmartre et de tomber nez à nez avec des trésors de design, une pile d’anecdotes familiales et le parfum d’une enfance artistique ? Plongée dans l’intimité méconnue de l’appartement où Vincent Cassel a grandi, au cœur de l’un des quartiers les plus emblématiques de Paris… Ici, chaque objet, chaque coin raconte une histoire, un héritage, un style de vie pas tout à fait ordinaire.
L’enfance de Vincent Cassel : entre pensionnat et souvenirs de famille
Né le 23 novembre 1966 à Paris, Vincent Cassel, célèbre pour son rôle marquant dans La Haine de Mathieu Kassovitz, n’a pas poussé dans le plancton d’un foyer classique. Son enfance s’inscrit en effet entre les murs de pensions réputées, loin du cocon familial : d’abord à la Maîtrise, un internat niché sur la butte Montmartre, puis à l’École des Roches, l’un des établissements les plus exclusifs de France, puis enfin au Centre international de Valbonne dans les Alpes-Maritimes. Un parcours éducatif digne d’un héritier bohème, oscillant entre discipline et créativité.
Chez les Cassel, la famille, c’est du caractère, du talent, et… du design dans les veines. Si le nom Crochon, hérité de son père, avait peu de chances de briller sur l’affiche d’un blockbuster, Vincent n’a pas hésité : « Ah oui ! Crochon, ce n’était pas possible. Le nom, c’est important », confiait-il espiègle à Vanity Fair. Va pour Cassel, le nom d’artiste emprunté à son père, Jean-Pierre Crochon devenu Jean-Pierre Cassel — et, convenons-en, bien plus cinégénique !
Un appartement montmartrois placé sous le signe du design
Dans les années 1970, le petit Vincent Cassel, alors encore loin de la renommée, pose avec son frère Mathias Cassel (lui aussi connu plus tard sous le nom de Rockin’ Squat) devant l’objectif familial. Les photographies vintage de 1970 à 1975 révèlent l’atmosphère de leur appartement : un écrin où l’esthétisme et la modernité dialoguent. Parmi les joyaux du décor, la lampe Pipistrello, chef-d’œuvre de la designeuse Gae Aulenti pour Martinelli Luce, trônait fièrement. Une pièce mythique, considérée comme l’un des plus beaux modèles à exposer chez soi. Si jamais vous en croisez une en brocante, foncez — mais attention à l’étiquette, le design a souvent un prix !
Un cercle familial tissé par l’art et la pluralité des disciplines
La fibre artistique, chez les Cassel, ne vient pas de nulle part. Jean-Pierre Cassel, né en 1932 d’un père médecin et d’une mère chanteuse d’opéra, explose de multiples talents. Après une formation au Cours Simon, il foule d’abord les planches du théâtre, puis saute à pieds joints dans les eaux tumultueuses du cinéma dès 21 ans. En 1960, il devient la coqueluche du public grâce à son rôle dans Les jeux de l’amour de Philippe de Broca. Mais ce serait limiter ce touche-à-tout de dire qu’il n’était qu’acteur de cinéma : danse, livres audio pour enfants, télévision, théâtre… Jean-Pierre Cassel butinait de discipline en discipline, fidèle à cette devise qu’il partage en 1961 dans un reportage au gymnase de Pigalle : « Je n’ai pas de préférence, je pense que j’aime le plus celui que je fais au moment où je le fais. »
Un souvenir marquant ? Ce numéro de trapèze pour le Gala de l’Union, répété avec Françoise Dorléac, sœur de Catherine Deneuve. Même sous les projecteurs, toujours entre deux arts, Jean-Pierre Cassel incarnait l’éclectisme et la spontanéité créative.
- Jean-Pierre Cassel, homme-orchestre : cinéma, danse, théâtre, télévision, audio.
- Sabine Cassel-Lanfranchi, mère de Vincent : ancienne rédactrice en chef gastronomique du Elle américain.
- Mathias Cassel, frère de Vincent, deviendra Rockin’ Squat.
Humour, liens et transmission : la marque de fabrique des Cassel
Dans l’émission Tout le monde en parle (France 2, novembre 2004), Jean-Pierre Cassel se confie à Thierry Ardisson sur sa complicité paternelle avec Vincent. La mauvaise foi ? Un atout familial ! « Ce qui me fait beaucoup rire, c’est sa mauvaise foi, que je partage avec lui. Ça énerve pas mal les femmes de la famille, on en joue beaucoup. » Difficile de ne pas sourire à l’évocation de cette joie de vivre, de cette transmission décalée du sens de l’esbroufe avec panache. Car, chez les Cassel, même les conflits génèrent des éclats de rire et du jeu — et c’est peut-être là le secret d’une enfance pas tout à fait comme les autres.
Conclusion : L’appartement montmartrois des Cassel n’était pas qu’un ensemble de murs : il était le reflet d’une famille où l’art, la curiosité et une pointe de malice se transmettent de génération en génération. Chacun y trouvait sa place, entre une lampe design et une anecdote d’artiste, dans une ambiance unique où la création et le rire servaient de fil rouge. À méditer… et à peut-être reproduire chez soi : rien de tel qu’un peu de design et beaucoup de mauvaise foi (juste dans la limite du raisonnable) pour pimenter le quotidien !













