La douceur iodée de l’île de Ré, des souvenirs en pagaille et un amour inoxydable : voici le décor – presque irréel – dans lequel Chantal Goya et Jean-Jacques Debout se ressourcent depuis des décennies, à l’abri de la tempête… même lorsque la réalité frappe à la porte.
Un couple dans la tourmente, une maison comme refuge
La vie réserve parfois quelques refrains moins mélodieux, même aux figures de la chanson française. Chantal Goya et son mari Jean-Jacques Debout n’en sont pas à leur première épreuve. Le couple, dont les difficultés d’endettement ne datent pas d’hier, s’est vu récemment condamné à régler plus de deux millions d’euros au crédit municipal de Bordeaux. Un nouvel épisode compliqué pour ces deux compagnons indissociables, qui, malgré les tempêtes financières, conservent une chose précieuse : une petite maison sur l’île de Ré, où ils trouvent depuis les années 1970 un havre de tranquillité.
La maison de l’île de Ré : une histoire de hasard (et de religieuses)
Revenons sur la naissance de ce cocon si particulier. C’est dans les années 70 que Chantal Goya et Jean-Jacques Debout posent leurs valises à Saint-Martin-de-Ré. L’histoire a tout d’un scénario à la Jacques Demy : un jour, alors que Jean-Jacques déambule à Saint-Martin, il croise deux religieuses. Ces dernières, tout sourire, lui proposent d’acheter une petite maison. Le musicien accepte sur le champ ! Et Chantal, avec la malice qu’on lui connaît, révèle aussi que l’achat s’est fait « pour trois francs six sous », tout en précisant qu’à l’époque, les prix n’avaient rien à voir avec ceux d’aujourd’hui. Dire qu’il suffisait de croiser la bonne sœur au bon moment pour devenir propriétaire sur l’île de Ré…
Petite maison, grandes émotions
Pour Chantal Goya, cette maison est bien plus qu’une adresse sur une carte postale. Elle évoque de puissants souvenirs, tissés entre La Rochelle et l’île de Ré, où la famille profitait des lieux dans les années 70. Les promenades à La Couarde ou au phare des baleines résonnent encore dans sa mémoire. Impossible de ne pas sentir une émotion vive dans ses mots quand elle se remémore les escapades avec ses enfants : « Que de souvenirs !».
Si la maison rétaise garde une place à part, il faut dire que Jean-Jacques Debout nourrit une passion inépuisable pour… les maisons ! Chantal a d’ailleurs confié au Figaro : « Mon mari a toujours été fantaisiste. Il adore les maisons, nous en avons eu 24. » Rien que ça. Entre les petites maisons pleines de charme et des villas nettement plus imposantes, leur vie immobilière semble presque aussi riche que leur production musicale.
Un parcours immobilier digne d’un roman
Dans leur collection de demeures, on trouve un relais de chasse près de Tours, que le couple a qualifié de « demeure de leur vie ». Plusieurs années de bonheur s’y sont succédé, preuve que chez les Goya-Debout, la notion de « chez soi » n’est jamais figée.
Leur aventure immobilière ne s’arrête pas là : parmi un mystérieux château médiéval, le duo possède également une demeure à Paris, dans le IXe arrondissement, tout près du populaire quartier de Pigalle. Le salon y expose tendrement des photographies de mariage et des instruments de musique, dont le piano cher à Jean-Jacques. Ce lieu d’intimité, ils l’appellent fièrement le sanctuaire de leur amour.
- Petite maison à Saint-Martin-de-Ré depuis les années 70
- Un relais de chasse près de Tours, « demeure de leur vie »
- Un mystérieux château médiéval
- Un appartement dans le IXe arrondissement de Paris, près de Pigalle
Malgré les revers et les épreuves, la maison secrète de Chantal Goya et Jean-Jacques Debout sur l’île de Ré demeure, symbole d’un amour qui traverse le temps et les difficultés financières. Et, entre deux tempêtes, elle rappelle que les plus beaux refuges sont parfois ceux que l’on a trouvés au détour d’un heureux hasard… ou d’une rencontre impromptue avec deux religieuses.













