Pourquoi le bikini d’une maman choque-t-il autant ? Spoiler : la réponse ne tient pas dans la taille du slip, mais bien dans le regard, parfois corseté, que la société porte sur le corps féminin. Décortiquons tout ça ensemble, avec pince à épiler sur les clichés et grain de sable dans les idées reçues !
Le stress du maillot… et pas que chez les mamans
Il suffit de lire le témoignage d’une lectrice qui part en vacances avec ses enfants, dont un tout-petit, pour sentir la pression : se mettre en maillot de bain n’a rien d’un long fleuve tranquille. Et on ne parle pas ici de galérer à fermer la valise. Non, le vrai casse-tête, c’est d’oser s’afficher, soi et son corps, sur la plage.
Parce que soyons honnêtes : dans une vie de femme, les bouleversements ne manquent pas. Accouchements, hormones, montagnes russes émotionnelles… alors s’ajouter en plus l’angoisse du regard des autres et du poids de l’image, c’est franchement “chaud patate”.
Qui décide de la “norme” ? (Indice : pas toi, pas moi)
Petit détour par la plage : les naïades de 20 ans, avec leur peau lisse, bidou plat et petits seins tous frais, n’existent pas partout. Oui, elles sont jolies et correspondent à la “norme” des magazines… mais sur la plage ? Il n’y en a que 4 à tout casser, montre en main ! Pourtant, la société tourne autour de ces modèles comme autour d’un parasol planté de travers dans le sable.
- La vraie norme reste la diversité, invisible dans les médias.
- Le modèle magazine, c’est un infime pourcentage.
- Si la cellulite était encensée dans les pubs, on finirait toutes par la réclamer !
Alors si tu te sens “mal” parce que tu n’es pas cette fameuse sirène, souviens-toi que tu ressembles juste… à la moyenne. Et souvent, tu fais même mieux.
Le corps de maman : entre miracle et « trophée »
Rappel salutaire : ton corps de maman a accompli l’incroyable miracle de donner la vie. Aucun magazine, uni contre la magie de ce prodige, ne pourra t’enlever ce titre de magicienne. Et si tu tiens bien ça en tête, tu peux envoyer valser les diktats sur la plage – bikini ou pas.
Certaines arbore même leur ventre mou comme un trophée, à la manière des soldats qui montraient fièrement leurs cicatrices. Et pourquoi pas ? Soyons fières de ce que notre corps a fait, c’est déjà une victoire !
Et si on pensait à nos enfants plutôt qu’aux jugements ?
Il y a une raison fondamentale d’affronter tout ce sujet, de militer, voire d’arrêter de s’infliger des régimes insensés à base de shakes, cafés magiques ou pommes à répétition : nos enfants.
- Si on n’aime pas nos corps, comment attendre qu’eux aiment le leur ?
- Comment espérer que nos fils respectent le corps de leurs compagnes ?
- Comment aider nos filles à accepter de ne pas correspondre à une norme… qui n’existe pas ?
Attention, arrêtons les confusions : il ne s’agit pas ici de faire l’apologie de l’obésité morbide. Mais il existe plein de femmes rondes qui sont en pleine forme, sportives, souples, fermes et épanouies. Inversement, il y a aussi des femmes très fines à qui on fait des réflexions à tout bout de champ. Mais le vrai sujet, ce n’est pas la taille, c’est bien la pression démesurée d’une « norme » qui a 23% de minceur en trop !
Alors, mamans, écoutez la sagesse d’une certaine Taryn Brumfitt : « Quelqu’un m’a demandé ce que je pensais des régimes. Je ne pense pas qu’on devrait faire confiance à un mot de 4 lettres dont les 3 premières signifient ‘mourir’. Si ce n’est pas un signe, je ne sais pas ce que c’est ! »
Finalement, la hauteur de vos seins, la quantité de cellulite, le volume de votre bassin : personne, vraiment personne, ne s’en souciera. Ce qui restera de vous sera l’exemple transmis : celui d’une femme qui célébrait la vie, partageait de bons moments, riait et savourait, entourée des siens.
Alors, cet été (et à vrai dire, tous les autres), soyez fières de vos bikinis. Votre corps est là pour vous accompagner jusqu’à la fête sur la plage ou le marché du coin, pour une petite centaine d’années avec un peu de chance. Prenez-en soin avec douceur. Le seul modèle qui compte, c’est le vôtre.













