Pourquoi tout le monde parle de « Voeckler City » ? Dans cette commune, le champion marque l’histoire
Thomas Voeckler : plus qu’un simple champion
Voilà un nom qui claque sur la ligne d’arrivée et résonne dans toutes les mémoires : Thomas Voeckler. Qu’il soit coureur, commentateur à la télévision aux côtés de Laurent Jalabert, ambassadeur de marque ou sélectionneur de l’équipe de France, impossible d’ignorer ce personnage haut en couleur du cyclisme français. Figure joviale, parfois excentrique, Thomas Voeckler est solidement accroché au cœur des suiveurs du Tour de France, mais il s’est surtout enraciné dans sa région d’adoption : la Vendée.
Une carrière qui forge une légende locale
Passé professionnel dans les rangs de l’équipe Bonjour de Jean-René Bernaudeau, installée en plein cœur de la Vendée, Thomas Voeckler n’a jamais trahi la structure qui l’a vu grandir. Pendant 17 années, il est resté fidèle à son manager, inscrivant l’Alsace, sa terre natale (même s’il a passé sa jeunesse en Martinique, oui oui, le dépaysement complet !), dans les annales de la formation vendéenne. Cette équipe, qui continue d’exister aujourd’hui, peut s’enorgueillir d’une belle vitrine grâce au palmarès de Voeckler :
- 4 victoires d’étape sur le Tour de France
- 20 jours passés en jaune, leading man du peloton
- Un maillot de meilleur grimpeur ramené jusqu’à Paris
- Et une flopée d’autres victoires, loin des projecteurs de juillet
Mais au-delà des chiffres, c’est tout un pan de l’histoire locale qu’il a écrit à force de panache et d’épopées à la pédale.
Retraité ? Oui, mais jamais loin de la route !
Depuis 2017, l’homme n’est plus dans le peloton, mais il n’a pas raccroché le vélo au clou pour autant. Retiré du monde professionnel depuis huit ans, connu pour ses stratégies de course fines et son franc-parler avec les médias, il a pris là où on l’attendait naturellement : la tête de l’équipe de France de cyclisme. Et, ne l’oublions pas, la tribune du Tour de France sur France Télévisions. Chaque année, on le retrouve avec Marion Rousse, Laurent Jalabert, et Alexandre Pasteur, distillant conseils, analyses et anecdotes de son cru avec brio. De quoi préserver l’énergie et l’esprit de la course, même derrière un micro.
Toujours fidèle à la Vendée, Thomas Voeckler réside aujourd’hui dans un lotissement de Mouilleron-le-Captif, un village de 5 000 habitants seulement, situé non loin de La Roche-sur-Yon, à une petite heure de Nantes. C’est là, avec son épouse et leurs deux enfants, qu’il goûte à une simplicité assumée. La convivialité, pour lui, compte plus que tout. Preuve en est : lors de la cérémonie où il a été fait citoyen d’honneur en janvier 2018, il a souligné aimer « le bonjour que l’on s’échange entre Mouilleronnais devant la boulangerie… Simplement ».
Mouilleron-le-Captif : quand la commune devient « Voeckler City »
Son fief n’est pas qu’un paisible lieu de retraite. C’est le symbole d’un amour réciproque entre le champion et la commune. En 2011, alors que Voeckler portait le maillot jaune sur le Tour, le maire a plaisanté devant l’euphorie générale : « Mouilleron-le-Captif va changer de nom, on va l’appeler Voeckler City, et ce sera la cité du maillot jaune ». Si l’acte n’a pas été officialisé à l’état civil, le surnom, lui, a fait florès.
Aujourd’hui encore, la localité fait battre le cœur des amateurs de la petite reine, puisqu’elle organise le Challenge Thomas Voeckler, une course à son nom. C’est aussi là, dans la simplicité de la vie locale et à deux pas des routes où il s’est illustré, que le stratège peaufine ses plans pour emmener l’équipe de France vers d’autres médailles mondiales et continentales.
Conclusion : un champion à visage humain
Au fond, si tout le monde parle de « Voeckler City », ce n’est pas seulement pour saluer le champion, mais pour célébrer une histoire de fidélité, de simplicité et d’attachement profond entre un homme et la commune qui l’a adopté. Il y a dans cette relation un parfum de fierté locale… et la preuve qu’un bonjour devant une boulangerie peut être le début d’une belle légende.













