Pour Olivier de Kersauson, son manoir breton est le refuge ultime loin du tumulte de Paris

Quand le bruit de Paris vous tape sur les nerfs, certains rêvent d’un week-end à la campagne. Olivier de Kersauson, lui, a résolu la question en grand : il s’est aménagé un refuge breton haut de gamme, où calme et horizon infini sont rois. Retour sur la retraite d’un navigateur qui n’a jamais aimé naviguer dans les embouteillages de la capitale !

Un navigateur célèbre, un homme aux racines bien ancrées

Olivier de Kersauson, sans hésitation, c’est l’une des figures incontournables de la voile française. Aujourd’hui âgé de 81 ans, celui que beaucoup considèrent comme le plus grand navigateur français partage sa vie entre deux ports d’attache : la Bretagne et la Polynésie. Mais s’il aime son pays, il l’avoue sans détour, la capitale n’a jamais conquis son cœur.

Selon un article de Purepeople, ce passionné de grands espaces préfère de loin se ressourcer dans son manoir du Conquet, charmante commune nichée à l’ouest du Finistère, ou s’évader sous les latitudes paradisiaques de la Polynésie, le pays d’origine de sa femme Sandra. Deux mondes bien différents, deux sources d’inspiration et de souvenirs, qu’il chérit pour des raisons diverses.

Le manoir du Conquet : cocon breton face à la mer

Le manoir breton d’Olivier de Kersauson n’a rien d’un banal pied-à-terre. Imaginez un panorama à couper le souffle sur l’océan et des paysages sauvages tout autour. Dans ce décor, le navigateur peut enfin goûter à la tranquillité qu’il contraste volontiers avec l’agitation et le vacarme permanent de Paris.

« Ce n’est pas du mépris, mais il ne fait pas beau et c’est une ville écolo. Elle ne m’apporte rien de ce que j’aime ! » confie-t-il sans détour, à l’occasion d’un récent passage à Paris pour la promotion de son livre Avant que la mémoire s’efface. Dans la Ville-Lumière, il avoue d’ailleurs ne retrouver ni la lumière, ni l’âme, qui caractérisent à ses yeux la Bretagne ou la Polynésie.

Rien d’étonnant alors à ce qu’il réserve sa retraite au calme de son manoir finistérien. Là, il se ressource, guettant l’instant où il rejoindra, pourquoi pas, les eaux chaudes du Pacifique (en toute logique, sans RER ni périph’ !).

Une double appartenance, deux ports d’attache

Pour Kersauson, partager sa vie entre Bretagne et Polynésie, c’est savourer le meilleur des deux mondes – et une météo bien plus réjouissante qu’à Paris, personne n’en doute !

  • En Bretagne, les senteurs mêlées de la terre et de la mer le replongent en enfance.
  • En Polynésie, il trouve une chaleur différente, et s’y sent chez lui grâce à l’ancrage familial de sa femme Sandra.

Il le reconnaît sans détour dans Ouest-France : « Mais en Polynésie, il n’y a pas Pont-Aven. Je ne suis pas le premier à aimer les deux. Il y a beaucoup de Bretons en Polynésie. »

Ce double ancrage, rare et précieux, lui donne l’opportunité de profiter de climats radicalement différents. Un luxe pour ce grand voyageur qui semble avoir trouvé là un parfait équilibre, loin du tumulte et de la grisaille parisienne.

Une identité bretonne revendiquée

Plus qu’un décor ou une simple adresse, la Bretagne représente chez lui un attachement viscéral. Il ne tarit pas d’éloges sur ce fameux « tempérament breton profond », auquel il est particulièrement lié. « J’y suis très attaché. J’ai toujours aimé ce quant-à-soi. On ne parle pas, on ne formule pas. On aime dans le silence. C’est ce que j’adore dans les gens de notre pays. »

Ce discret mélange de pudeur et d’amitié – à la façon bretonne, on s’aime fort mais sans trop le dire – est aussi ce qu’il apprécie tout particulièrement chez ses compatriotes. C’est donc très naturellement, que ce marin, habitué des solitudes océanes, retrouve dans son manoir du Finistère ce silence plein de sens, cette authenticité et cette force tranquille qui le rassérènent.

En somme, qu’il contemple la houle du bout du monde ou le ciel breton chargé de souvenirs, Olivier de Kersauson a trouvé son havre. Un équilibre précieux, et peut-être, finalement, la meilleure des boussoles pour aborder cette retraite bien méritée… À méditer, si l’idée de vivre à cent à l’heure à Paris vous fatiguait déjà.

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