Cyril Féraud : ce havre secret en Provence qui lui est vital chaque été

Derrière l’animateur solaire se cache un amoureux de la lumière provençale : chaque été, Cyril Féraud retrouve son havre secret à Digne-les-Bains, fuyant le tumulte de la ville pour revenir à l’essentiel. Plongée dans une parenthèse aussi parfumée que précieuse.

Digne-les-Bains : berceau des souvenirs et refuge estival

Quand les caméras de France Télévisions s’éteignent et que le rythme effréné parisien laisse place au silence, Cyril Féraud ne songe qu’à une chose : retrouver Digne-les-Bains. Cette ville des Alpes-de-Haute-Provence, 17 000 habitants tout au plus – à peu près autant que de vibrations dans les cigales en plein été – fut le théâtre des premières aventures de l’animateur, bien avant que les projecteurs ne l’illuminent, bien avant le jeu télévisé ou les plateaux de tournage.

Aujourd’hui encore, ce coin du sud est un repère intime, une sorte de recharge émotionnelle indispensable.

À 700 kilomètres d’Issy-les-Moulineaux, là où il vit à l’année – aux confins high-tech des Hauts-de-Seine – Digne n’est pas qu’un lieu de naissance ; c’est un véritable point d’ancrage. Loin de l’agenda surchargé des tournages, Cyril s’y accorde plusieurs parenthèses annuelles. Il y retrouve ses proches, sa famille, et surtout, sa grand-mère à laquelle il voue une affection toute particulière. « Je passe pour faire un bisou à ma famille et à ma grand-mère, que j’affectionne beaucoup, deux à trois fois par an », glisse-t-il sans détour. Ces retours, il les confie volontiers : ce sont des respirations nécessaires, presque vitales.

Entre sport, lavande et douceur : les bonheurs dignois

Digne-les-Bains n’est pas qu’un joli point sur la carte : sa vitalité a même été consacrée en 2006 par le journal L’Équipe, désignant la ville « la plus sportive de France » pour sa catégorie. Et ce bouillonnement sportif, Cyril le connaît bien – lui qui a passé des étés à user les pneus de son vélo, à piquer une tête dans la piscine municipale, ou à profiter de la lumière si singulière du midi. Un tableau lumineux qu’il résumait simple dans La Provence en 2018 : « Il faisait beau et la ville était calme, tranquille. »

Pas d’effervescence de tournage ici, mais une animation bien différente : le célèbre Corso de la Lavande. Cette fête locale, ancrée dans les traditions dignoises, fait remonter chez Cyril des souvenirs entêtants, enveloppés du parfum omniprésent de la lavande. Capitale historique de cette fleur, Digne semble imprégner les souvenirs de l’animateur. C’est avec une tendre nostalgie qu’il évoque ce rendez-vous, à la fois familial et sensoriel : « Je me rappelle aussi du Corso de la Lavande, auquel je me rendais souvent et qui permettait à tout le monde d’être en contact avec la lavande. » Un rituel estival dont il se souvient comme d’un rendez-vous essentiel.

Des racines à la carte aux trésors : un sud éternel

Pas étonnant, donc, de retrouver Cyril aux commandes de La carte aux trésors sur France 3, lors de l’édition varoise : de Hyères à la presqu’île de Giens, en passant par Porquerolles, Port-Cros et l’île du Levant… même si le décor change, l’accent reste au sud. L’animateur y vit un retour aux sources, d’une autre manière : « Même si les lieux changent, l’ancrage, lui, reste le même. »

Son lien à la Provence, tissé dans son enfance, reste indéfectible – comme les racines d’un olivier qui auraient jeté l’ancre entre piscine municipale et bouquets de lavande.

Un équilibre breton-provençal, entre cigales et binious

Toutefois, Digne-les-Bains ne constitue pas l’unique refuge estival de Cyril Féraud. Depuis plusieurs années, c’est la Bretagne qui l’a adopté lors du Festival Interceltique de Lorient, qu’il anime sans jamais faillir, chaque été. Un rendez-vous désormais incontournable, que ni mistral ni programme télé ne sauraient lui faire manquer. L’animateur l’assume : « J’ai été adopté par les Bretons et j’ai adopté la Bretagne comme autre ‘nationalité’, en plus de la Provence, où j’ai grandi », disait-il avec humour dans Télè 7 Jours.

Double appartenance revendiquée, intime boussole qui fait naviguer Cyril entre cigales et binious, entre retrouvailles familiales et scènes bretonnes. Loin des artifices télévisés, il cultive une fidélité sincère avec ces territoires qui l’ont vu naître ou accueilli.

  • Digne-les-Bains, sa Provence de cœur et de parfums enfouis, pour le ressourcement.
  • Lorient et la Bretagne, pour l’aventure et la convivialité estivale.

En conclusion : impossible de comprendre le sourire de Cyril Féraud sans traverser les ruelles de Digne ou humer un brin de lavande. C’est là, dans la constance de ses retours, que se niche l’essentiel : préserver le lien à son histoire, trouver l’équilibre entre les lumières du sud et l’énergie bretonne. Et si le vrai secret était, tout simplement, de ne jamais oublier d’où l’on vient ?

Misschien vind je dit ook leuk in "Wat is er nieuw"

Laisser un commentaire