Selon le Dr Agnès Ricard-Hibon, la douleur des règles n’est plus une fatalité : en finir avec le tabou qui a fait tant souffrir les femmes

Il y a des vérités qui méritent d’être proclamées haut et fort : non, il n’est plus normal de souffrir en silence pendant ses règles. À l’heure où la parole se libère sur la douleur des femmes, la voix du Dr Agnès Ricard-Hibon rappelle que la fatalité n’est plus à l’ordre du jour. Place à l’écoute, à l’action, et à des solutions qui soulagent vraiment !

Briser le tabou : reconnaître enfin la douleur des règles

Longtemps, trop longtemps, la douleur des règles a été reléguée au rang de « normalité ». Une habitude culturelle, ancrée par des générations entières, qui a imposé autocensure chez les femmes et banalisation du côté des soignants. On a minimisé, on a relativisé, histoire de ne pas déranger la routine – ou la salle d’attente déjà saturée.

Mais en 2025, ce récit n’a plus lieu d’être. Parce qu’il existe des traitements, et parce que soulager la douleur n’est plus un privilège. Selon le Dr Agnès Ricard-Hibon, il est urgent de marteler ce principe dans toutes les pratiques médicales : la douleur n’est pas normale, et la plainte doit être accueillie, évaluée puis orientée avec discernement, tous les jours et partout.

Rien de révolutionnaire et pourtant, ce simple message transforme tout, d’une consultation à l’autre, avec des mots clairs qui deviennent la base d’une alliance entre patientes, proches et professionnels de santé.

Une plateforme participative pour changer les pratiques

Pour passer de l’écoute aux actes, une nouvelle plateforme participative a vu le jour (douleurdesfemmes.com), lancée à l’occasion de la journée mondiale contre la douleur. L’idée ? Mobiliser toutes les voix concernées et structurer le changement autour de quatre moments clés, accessibles et innovants :

  • La collecte de récits : recueillir les témoignages pour comprendre vraiment ce que vivent les femmes.
  • Des rencontres en région : échanger avec les équipes de santé et identifier des pistes de solutions concrètes.
  • Des recommandations destinées aux pouvoirs publics : orienter enfin les décisions là où elles comptent.
  • Une grande campagne de sensibilisation : rendre ces nouveaux réflexes incontournables, et toucher le plus large public possible.

À chaque étape, le même objectif : faire de la parole un levier de compréhension et d’action. Selon le Dr Ricard-Hibon, seule la continuité, le suivi collectif et la restitution publique peuvent garantir que ces efforts débouchent sur des changements durables et réels.

Mieux réagir, c’est sauver des vies

Quand la douleur est banalisée, l’alerte arrive souvent trop tard. L’exemple de l’infarctus en est l’illustration criante : chez les femmes, lorsque les signaux sont relativisés et que la demande d’aide tarde, la mortalité grimpe. Le muscle cardiaque n’a pas le temps de recevoir les soins nécessaires, simplement parce qu’appeler le 15 peut sembler exagéré ou embarrassant. Qui a envie d’être taxée de « trop sensible » ? Résultat, la honte retarde l’accès au soin spécialisé, et c’est le pronostic qui trinque.

Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut des messages clairs, à chaque point de contact, et supprimer toute ambiguïté. Les proches doivent soutenir, les soignants doivent nommer les risques avec fermeté et bienveillance. C’est ainsi, selon le Dr Ricard-Hibon, que l’on casse la chaîne de retard et que l’on sauve littéralement des vies.

Collecter, transmettre, transformer : la boucle vertueuse de la plateforme

Le manque de données sur la douleur féminine reste un vrai obstacle pour les politiques de soin. La plateforme vient donc combler ce vide en hébergeant :

  • Des témoignages de femmes et de proches
  • Des descriptions de professionnels confrontés à ces situations réelles

Grâce à ce matériau, les acteurs de terrain peuvent dresser des cartes de problèmes, pointer les freins, repérer les succès, identifier les angles morts. Les retours nourrissent des formations sur mesure et guident des messages publics plus adaptés. Le tout, dans une logique simple : proposer des solutions, vérifier qu’elles tiennent sur la durée, ajuster au fil de l’eau grâce à l’évaluation continue et au partage d’expériences.

Former les soignants, c’est capital : diagnostiquer vite et bien, évacuer les biais, optimiser la prise en charge à chaque niveau. Le grand public a aussi sa part de responsabilité : encouragement à l’appel précoce en cas de doute, appui des proches, relais efficace sans retarder l’alerte. Les messages clairs sont des alliés précieux contre la stigmatisation et les hésitations absurdes.

Un dernier petit conseil, directement inspiré du Dr Ricard-Hibon ? Continuité, évaluation régulière et transparence : tels sont les piliers d’un vrai progrès. Écouter mieux, intervenir plus tôt, soulager durablement – voilà le résumé d’une ambition partagée. Pour que la parole devienne force et que les tabous reculent, chacun a son rôle à jouer, dans la bienveillance et le respect. Après tout, la douleur ne ment jamais : il est temps de lui donner, enfin, la place et l’écoute qu’elle mérite.

Misschien vind je dit ook leuk in "Wat is er nieuw"

Laisser un commentaire